Critique plubliée le 11 juillet 2018

Arcanum

De Erubo Hijihara (Kana)

Dans un monde où les Idras, créatures gigantesques parées de tentacules, sèment une terreur sans pareille dans les rues de Manhattan, un jeune garçon rêve à son destin. Paralysé suite à un accident de voiture, Ilya rêve de combattre et de reprendre le contrôle de son existence, d'enfin tenir les rênes de sa propre vie. Mais malgré l'adversité, la vie est parfois douce, enveloppée de la tendresse fraternelle de sa soeur Anna, elle-même engagée à sa façon dans la bataille qui les oppose aux Idras. Quel rôle tiendra Anna dans la volonté d'Ilya de prendre le contrôle d'un Arcanum, seule arme capable de détruire l'envahisseur ? Oeuvre de science-fiction en trois tomes de la jeune mangaka Erubo Hijihara, Arcanum surprend par son étonnante maturité scénaristique et de trait dès les premières pages du récit. L'influence de Tsutomu Nihei et de l'équipe de Bioware est omniprésente ; mais l'inspiration n'est qu'une simple impulsion puisque l'oeuvre se fait nouvelle, l'idée transformée et sublimée au sein de la structuration particulière du monde d'Arcanum. Blotti au cœur de l'histoire, l'incommensurable amour entre un frère et une sœur et l'importance du lien qui les unit, thématique particulièrement chère à l'auteure dans ses autres œuvres non traduites. Sans prévenir, Arcanum nous laisse d'ores et déjà entrevoir un monde fait de grandiosité, du frisson de la guerre mais de la douleur de la perte. Des qualités magnifiques pour une oeuvre science-fiction qui réussit à la fois à installer efficacement sa mythologie et à nous offrir des rebondissements spectaculaires dès le premier tome. Coup de cœur assumé du Renard Doré !

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